Initiation au Jazz #2

Bonjour les curieux ! Au commencement de ce blog j’avais écrit un article intitulé Initiation au Jazz #1, qui comme son nom l’indique, vous proposait une petite rétrospective sur l’histoire du jazz. J’avais notamment débuté par l’origine du jazz et l’avènement des premières formation de Swing dans les années 30. Aujourd’hui, on passe le level au-dessus et on reprend là où on s’était arrêté, les années 40.

A cette période émerge un genre de jazz, qui a eu par la suite une énorme influence sur tout ce qui a suivi, le Bebop. Et là vous me dites « mais n’importe quoi ça ressemble à un nom de groupe électro allemand, ça ne peut pas être un genre de jazz » et pourtant si. Pour la petite histoire, le nom Bebop vient des onomatopées lancées par les chanteurs de scat (un genre de jazz vocal), d’où le nom un peu farfelu.

Petite démonstration de scat par Ella Fitzgerald (écoute tu verras ça donne la pêche) :

La principale différence avec le swing des Big Bands c’est que le Bebop est un genre beaucoup plus libéré, plus besoin d’être une équipe de rugby sur scène. Seulement 3-4 musiciens, beaucoup de talents, des solos à foison et un tempo rapide, voilà la recette du Bebop.

Ce nouveau genre de jazz est beaucoup plus exigeant, les morceaux sont plus riches, plus fournis, et demandent une maîtrise parfaite de son instrument. Une aubaine pour nous auditeur, car ce genre a permis l’émergence de véritables génies du jazz. De Charlie Parker à Clifford Brown en passant par Thelonious Monk et même un certain Miles Davis (tout jeune certes, mais déjà bourré de talent).

Ce qui nous amène à la décennie la plus riche mais aussi la plus importante de l’Histoire du Jazz, les années 50. Et là, accrochez-vous parce que c’est complètement parti en sucette. Le bebop a donné naissance à une multitude de sous-genres :

Le Cool Jazz, porté par Miles Davis au début des années 50, ce terme ne veux pas dire grand-chose si ce n’est qu’il incarne une approche un peu plus relax et posée du jazz Bebop.

Le Hard Bop, s’opposant au Cool Jazz, c’est un mouvement plus engagé à la cause afro-américaine. Qui se caractérise par un tempo semblable au bebop, mais une place beaucoup plus importante accordée au rythme et notamment à la batterie. Le meilleur exemple de ce mouvement restera sans doute l’album Moanin’ de Art Blakey & The Jazz Messengers. Mais on peut aussi citer Blue Train de John Coltrane.

Le Free Jazz, genre qui s’amuse de tous les codes du jazz et joue avec de multitudes d’inspirations. Il est considéré par beaucoup comme le genre le plus riche car il offre la possibilité aux artistes de s’exprimer en totale improvisation. C’est pourquoi on est toujours impressionné quand on écoute un chef d’œuvre du free jazz car on se dit « mais comment il a pu improviser ça ? C’est un génie ce type ». Ça a été ma réaction en écoutant A Love Supreme de John Coltrane.

Et enfin le Jazz Modal, mon préféré. Inspiré des musiques traditionnelles orientales, le jazz modal c’est 3-4 accords et faites ce que vous voulez avec ça en totale improvisation. Miles Davis a notamment signé en 1959 ce qu’on pourrait appeler la quintessence du Jazz Modal, Kind of Blue, le meilleur album de Jazz de tous les temps.

L’histoire du Jazz continue dans les années 70 bien sûr, mais ça c’est dans le prochaine épisode 😉. Merci de votre attention. N’hésitez pas à commenter si vous avez des références ou des anecdotes à partager sur cette période.

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